Face à l’explosion de la demande continentale, les gouvernements africains tiennent leurs promesses en matière de formation avancée en sciences appliquées et en technologie - The PASET Regional Scholarship and Innovation Fund

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Face à l’explosion de la demande continentale, les gouvernements africains tiennent leurs promesses en matière de formation avancée en sciences appliquées et en technologie

RSIF PASET
19 Mar 2021 0

Un total de sept gouvernements africains ont rejoint le Fonds régional pour les bourses d’études et l’innovation (RSIF), l’initiative naissante du continent pour soutenir la formation avancée en sciences appliquées, ingénierie et technologie. Le RSIF offre des bourses de doctorat complètes et des subventions pour la recherche et l’innovation, afin de renforcer les capacités techniques et scientifiques pour l’avancement et l’utilisation de technologies transformatrices afin de relever les défis les plus urgents auxquels fait face l’Afrique. Au moins 40 % du soutien du RSIF est consacré aux femmes.

Lancé en 2017 en tant qu’initiative phare du Partenariat pour les compétences en sciences appliquées, ingénierie et technologie (PASET), le RSIF est soutenu par les gouvernements africains qui versent chacun une contribution minimale de 2 millions de dollars US au programme. Le financement devrait atteindre au moins 65 millions de dollars US d’ici 2024.

En février 2021, le gouvernement du Bénin a signé un accord avec le Centre international de physiologie et d’écologie des insectes (icipe), l’unité de coordination régionale du RSIF, rejoignant ainsi le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Kenya, le Rwanda et le Sénégal. D’autres investissements ont été fournis par la Banque mondiale, le gouvernement de la Corée du Sud et l’Union européenne.

« Nous estimons que les objectifs du RSIF/PASET sont alignés avec nos stratégies de renforcement des capacités scientifiques, techniques et d’innovation dans les domaines prioritaires tels que l’agriculture, l’environnement, l’énergie, le numérique, les infrastructures et la santé. Par ailleurs, le partenariat intra-africain et celui avec les autres continents tels que prévus dans ce programme est essentiel pour le développement socioéconomique au Bénin et en Afrique Subsaharienne » déclare le Professeur Eléonore YAYI LADEKAN, Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique de la République du Bénin

Depuis sa création, il y a eu un intérêt immense et croissant de la part des chercheurs et lauréats potentiels, dont plus de 6 500 se sont inscrits dans sa base de données. Ayant entamé ses activités en 2018 grâce aux 15 bourses de doctorat offertes par les gouvernements du Kenya et du Rwanda, aux 67 bourses en 2020 financées par le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Sénégal, et à une projection de 120 bourses en 2021, le RSIF devrait octroyer plus de 300 bourses de doctorat à l’horizon 2022.

« Le grand intérêt des communautés scientifiques africaines à faire avancer leurs connaissances et leurs compétences fait ressortir la nécessité pour les gouvernements africains d’investir davantage dans les talents locaux afin de renforcer les capacités en matière de science et d’innovation. Nous croyons que le Bénin et les six autres pays qui ont jusqu’à présent contribué, serviront d’inspiration permettant à de nombreux autres gouvernements de rejoindre cette importante initiative », a déclaré le Dr Segenet Kelemu, Directrice générale et PDG, icipe.

Le Fonds contribue directement à la mise en œuvre de la Stratégie de l’Union africaine (UA) pour la science, la technologie et l’innovation (STISA) 2024, de la Stratégie continentale pour l’éducation en Afrique (CESA) et des Objectifs de développement durable (ODD) à l’échelle mondiale.

« Le RSIF est le premier fonds scientifique panafricain détenu et géré par des Africains, qui promeut un modèle d’étude intra-africain de haute qualité pour la formation doctorale. Le fonds de dotation du RSIF en cours de création permettra de mettre en place une plateforme africaine durable pour renforcer la production de connaissances et l’innovation au niveau local en vue d’accélérer la croissance économique. De solides partenariats avec les pays du Nord rendent cela possible, » a déclaré le professeur Aminata Sall Diallo, Directrice exécutive du PASET.

 

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NOTE AUX RÉDACTEURS

Le Centre international de physiologie et d’écologie des insectes (www.icipe.org), dont le siège est à Nairobi, au Kenya, est la seule institution de recherche en Afrique qui travaille principalement sur les insectes et autres arthropodes. La mission d’icipe consiste à veiller à l’amélioration de la sécurité alimentaire, de la santé et des moyens de subsistance en Afrique, en produisant des connaissances de premier ordre, puis en mettant au point des solutions écologiques, accessibles, abordables et faciles à utiliser au niveau des communautés. Ces objectifs sont atteints par le biais de quatre domaines thématiques – santé humaine, santé animale, santé végétale et santé environnementale – qui constituent un cadre unique permettant de s’attaquer de manière globale aux problèmes interdépendants que sont la pauvreté, la mauvaise santé, la faible productivité agricole et la dégradation de l’environnement.

En juillet 2018, la Banque mondiale et le PASET ont retenu icipe, à l’issue d’un processus compétitif, comme Unité de coordination régionale (UCR) du RSIF. Son mandat comprend la coordination globale, la planification, la gestion et le suivi et l’évaluation des activités du RSIF. Plus précisément, icipe assure la coordination du renforcement des capacités de certaines universités africaines et institutions partenaires en matière de formation doctorale, de recherche et d’innovation dans les secteurs prioritaires du PASET. En outre, icipe facilite la création de partenariats avec les gouvernements, les universités et les organismes de recherche nationaux et internationaux, par exemple par le biais de la formation en alternance et de la collaboration avec des centres d’excellence en recherche. Enfin, icipe présente le PASET aux gouvernements africains et à d’autres partenaires stratégiques potentiels, dans le but de développer le RSIF et d’assurer une portée et un soutien continus à l’échelle du continent.

Les gouvernements du Sénégal, de l’Éthiopie et du Rwanda, avec la facilitation de la Banque mondiale, ont lancé le Partenariat pour les compétences en sciences appliquées, ingénierie et technologie (PASET)  en 2013. Il vise à combler les lacunes systémiques en matière de compétences et de connaissances dans les domaines prioritaires du PASET en Afrique subsaharienne, et à renforcer les capacités des établissements d’enseignement et de formation africains à former des techniciens, des ingénieurs et des scientifiques de grande qualité pour répondre aux exigences de l’économie. Depuis 2013, plus de 20 pays africains, ainsi que des représentants du Brésil, de la Chine, de l’Inde, de Singapour et de la Corée du Sud ont participé aux différentes activités du PASET. Le PASET est actuellement dirigé par les ministères de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Bénin, du Burkina Faso, de l’Éthiopie, du Ghana, du Kenya, du Rwanda, du Sénégal et de la Tanzanie, ainsi que par la Corée du Sud et la Banque mondiale. Les organes de gouvernance du PASET, à savoir le Conseil d’administration (CA) du PASET et son Conseil exécutif (CE), se chargent de l’orientation stratégique de l’Unité de coordination régionale (UCR) en ce qui concerne la mise en œuvre du projet RSIF. Le CA est responsable de l’orientation stratégique globale et de la vision du RSIF, tandis que le Conseil exécutif interagit plus régulièrement avec l’UCR, en surveillant l’avancement régulier des activités et en fournissant une orientation générale. Le groupe consultatif du PASET donne des conseils au Conseil d’administration et au Conseil exécutif sur les priorités régionales, les objectifs et les aspects techniques du RSIF.

Le Fonds régional pour les bourses d’études et l’innovation (RSIF) est le programme phare du PASET, une initiative des gouvernements africains visant à combler les lacunes systémiques en matière de compétences et de connaissances nécessaires à une croissance économique durable et à long terme en Afrique subsaharienne (ASS). Le RSIF vise à soutenir la formation doctorale, la recherche et l’innovation dans les universités africaines sélectionnées comme centres d’excellence dans des domaines identifiés par le PASET comme des secteurs économiques prioritaires pour la croissance et le développement : TIC, y compris big data et intelligence artificielle ; sécurité alimentaire et agro-entreprises ; minéraux, mines et ingénierie des matériaux ; énergie, y compris celles renouvelables ; et changement climatique. Régime de subventions concurrentielles, le RSIF comporte deux composantes : (i) le fonds général, qui soutient chaque année des projets de formation doctorale, de recherche et d’innovation et (ii) le fonds permanent ou de dotation, dont les recettes sont versées au fonds général. Les étudiants des pays de l’Afrique subsaharienne, principalement les professeurs des universités de l’Afrique subsaharienne qui n’ont pas de doctorat, peuvent bénéficier des bourses de la RSIF.  Le RSIF renforce la capacité de la région à soutenir durablement ces scientifiques titulaires d’un doctorat au-delà de leur formation, lorsqu’ils se lancent dans le monde universitaire, l’industrie ou deviennent entrepreneurs. Le RSIF fonctionne par le biais de trois fenêtres : la première offre des bourses aux doctorants et renforce les capacités des universités hôtes africaines du RSIF ; la deuxième accorde des subventions de recherche ; et la troisième octroie des subventions en matière d’innovation. Le RSIF se concentre sur les technologies transformatrices qui ont un impact positif considérable sur la société.